Cette rubrique ne peut que nous aider à repérer et accueillir la manifestation de la vie en nous (porteuse de tous les possibles, toutes les capacités et toutes les potentialités qu’elle nous donne) pour commencer à pratiquer, le plus souvent possible, la rencontre et l’alliance phénoménologique avec soi-même pour mieux la conjuguer avec autrui…
Pour ce faire, il vous suffit d’envoyer vos écrits par courrier ou mail, à l’adresse suivante :
Centre de psychothérapie Chrisalide
à l’attention de Christine Barrier
Christine BARRIER
1 bis rue Etienne Dolet 34500 Béziers
Tél. 0 609 650 348
centre.chrisalide@wanadoo.fr
La pensée du moment :
« L’homme est capable de perdre, il est capable de deuil, il est capable de sacrifice,
C’est-à-dire qu’en lui, dans son psychisme, la perte peut se transformer en énergie,
la perte peut se transformer en existence, le deuil peut se transformer en goût de vivre. »
« La dimension d’aimer, la réalité de l’amour, impliquent une conjugaison paradoxale de la perte et du lien.
Pour devenir « entier » et accéder à « l’entre deux » de la relation,
l’être a à se bâtir sur une épreuve de lui-même »
Elie G. Humbert
« La dimension d’aimer » Cahiers jungiens de la psychanalyse
Extrait d’une vivance partagée :
«En 2001, je suis partie du premier Symposium National des Sophrologues, heureuse et pleine de l’approfondissement de la connaissance et de la perception de ma corporalité, du travail partagé et des échanges vécus. Je suis venue à ce deuxième Symposium sans idée préconçue, seulement avec la sensation physique et intellectuelle de vivre deux jours pendant lesquels j’allais travailler, éprouver, ressentir…
Mon existence a été jalonnée très tôt, comme pour beaucoup, d’épreuves… qui m’ont aussi façonnée, libérée, construite et transformée en un être à la fois social et solitaire…
Social… Quand je m’expose aux autres, quand je vais vers eux, quand tous mes sens se tendent vers cette autre vie que je reçois, le plus souvent, comme un réceptacle qui accueille cette existence dans un mouvement d’attirance et d’écoute attentive. Parfois, la rencontre peut s’avérer plus difficile parque qu’en moi surgissent mes à priori, mes interprétations, mes peurs… Les réductions que j’opère me permettent un recentrage, mais… pas facile toujours de me libérer de pensées parasites ou viciées surtout quand elle se dissimulent sous d’apparentes rationalisations.
Solitaire… Sur la voie de l’évolution, la traversée de l’épreuve, la transformation intérieure est un chemin solitaire qui s’éprouve seul, même si cette route est jalonnée de présences visibles (tangibles) et invisibles. Je ne me sens jamais seule. J’ai le goût de la solitude. La compagnie des autres me permet, curieusement, d’apprécier aussi d’être seule avec moi-même, m’accorder du temps, vivre à mon rythme, dans ma respiration, temps de méditation, de récupération. J’aime sentir cet espace qui s’offre à moi mais qui peut aussi me rendre un peu « sauvage » et m’isoler parfois.
Ces rencontres en groupes : symposium ou autres séminaires et formations provoquent en moi enthousiasme, stimulation, entrain,… Peur aussi… Je sens la Vie jaillir en moi, mobiliser mes émois, mes élans, ma sensibilité… Mon existence parfois peut m’apparaître petite et limitée au regard de toutes les autres qui m’entourent… Comparaison.. Réajustement… Intégration…
L’effort de réduction que je tente de faire ces derniers jours, tend à me faire prendre conscience que la traversée de ce deuxième Symposium de Sophrologie m’a permis d’inaugurer, d’une façon de plus en plus tangible, la différence physique et mentale, de deux réalités :
- La Vie ne moi qui m’anime dans mes pensées, mes désirs, mes actes, mes intentions (qui est mienne et qui me dépasse).
- Mon existence qui part de ma naissance et va à ma finitude
Au cours de ce Symposium, j’ai vraiment éprouvé en moi ces deux réalités en sentant que mon existence, mon corps et tout mon être sont les dépositaires de cette Vie en moi qui ne m’appartient pas. Je ressens de plus en plus ce phénomène se vivre en moi, malgré moi,. Cette réalité révèle à ma conscience la responsabilité qui m’incombe face à cette Vie qui participe de mon existence et de son déroulement, et aussi face à la Vie incarnée dans toutes ces existences en face et autour de moi.
Tout mon être, en ce moment, frisonne, se densifie, tremble au bord d’une jubilation qui me laisse entrevoir que toutes ces existences, la mienne y comprise, sont mues par la « même Vie… » La Vie épurée, relaxée, dépouillée de toute appartenance identitaire, individuelle, mais qui fait de chacun de nous un être unique au monde en animant chacune de nos existences dans sa différence, sa coloration, ses nuances, sa densité, ses capacités, ses richesses.
Alors se pose en moi une douloureuse interrogation : Pourquoi tant de guerre, de cruauté, de conflits, de combats, d’animosité…
C’est vrai, l’Homme est né « libre », libre de rester enchaîner dans ses propres entraves, ses représentations, ou libre de se débarrasser de ses chaînes et oser sortir à la lumière, hors de l’obscurité de sa caverne intérieure… »
Christine Barrier
Cet extrait peut être retrouvé dans son intégralité avec d’autres, parus dans le recueil de toutes les interventions du 2ème Symposium National des Sophrologues, à Tours en novembre 2003. Vous les trouverez également auprès du Syndicat National des Sophrologues à Nice 0.493.161.301 ou encore à l’Ecole Supérieure de Sophrologie Caycédienne 0.493.130.706
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